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Pavillon des Indes (Exposition Universelle 1878)

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Déplacé du site de l’exposition universelle de 1878, le Pavillon des Indes est une oeuvre magistrale de Caspar Purdon Clarke. Composé initialement de deux parties identiques reliées par une galerie, il a été déplacé en partie en 1882 à une extrémité du Parc de Bécon.

Totalement restaurée dans les années 2010-12, la pavillon a été rouvert au public en 2013 et sert aussi d’incubateur pour de jeunes artistes fruit d’un partenariat entre la ville de Courbevoie. Composé de deux bâtiments, l’un en bois de mélèze et l’autre en brique, il a été largement remanié lors de son déplacement en 1882.

Le Pavillon originel

Commandé par le Prince de Galles, futur Edouatd VII, le pavillon représente les Indes britanniques à l’Exposition universelle de Paris en 1878. L’architecte britannique Caspar Purdon Clarke conçoit un pavillon composé de deux parties symétriques reliées par une galerie. Chaque partie comprend un rez-de-chaussée disposant de hauts plafonds et d’une large baie vitrée et d’un étage plus réduit.  Il est installé sur la Champ de Mars dans le Palais de Fer

Il devait initialement rester installé dix mois mais il ne sera totalement démantelé qu’en 1883.

Déplacement et reconstruction

Les deux parties furent vendues et séparées. La première partie fut installée dans la commune de Paramé (aujourd’hui Saint-Malo) et sera détruite par une tempête avant la première guerre mondiale.  L’autre partie fut achetée par le Prince George Barbu Stirbel et installée à Courbevoie à son emplacement dans sa propriété, le Parc de Bécon. Il aménage une maison attenante en brique pour sa fille Achille Valérie Fould, dite Georges Achille-Fould (1865-1951) qui est alors artiste peintre.

Le pavillon qui était totalement démontable ne sera pas remonté à l’identique, le rez-de-chaussée devenant le premier étage et inversement. La plus grande hauteur sous plafond du rez-de-chaussée initial explique cette manipulation, le premier étage plus noble devant profiter de meilleures prestations. L’ensemble ne subira que peu de transformations jusqu’à la mort de l’artiste. La propriété sera léguée en 1951 par les deux filles de George Barbu Stirbel à la ville de Courbevoie.

Depuis 1951

En très mauvais état, l’édifice ne va bénéficier de travaux qu’à partir de 1990. La construction s’est affaissée de 20 centimètres doit être étayée. La ville va réhabiliter l’édifice sous la direction de Frédéric Didier, architecte en chef des Monuments Historiques. Le pavillon a été restauré en gardant l’esprit de la reconstruction de 1882, alors que le bâtiment adjacent a été réorganisé. Le bâtiment est rendu au public en 2013 et permet à de jeunes artistes de trouver un lieu de travail et d’expression.

Le pavillon est classé monument historique par arrêté du 27 mai 1987.

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Auteur de l’article : La rédaction

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