Château de Fléchères

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Position : 46° 1 56" N 4° 45 30" E

 

Thèmes : Ain | Châteaux --- Pages de l'article: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15

 

Le château de Fléchères est un monument remarquable qui a une particularité étonnante. Il est depuis son origine un temple protestant. Dans un domaine très entretenu, le château fait l’objet en continu de profondes restaurations depuis 2006. Il est un monument incontournable du département de l’Ain.

Présentation

 

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Dans un plan médiéval, le Château de Flechères est une demeure de qualité qui abrite de magnifiques fresques. Son jardin aménagé ajouté une qualité évidence au lieu, un chef d’oeuvre du patrimoine historique de l’Ain.

Quel plaisir de visiter le château sous la conduite de l’un de ses propriétaires. Habitués de l’émission des Racine et des Ailes, ne vous étonnez pas si leur visage ne vous est pas inconnu. Leur passion est intacte et leur connaissance du lieu donne véritable l’impression qu’il y ont vécu depuis toujours. La visite n’est pas libre en raison de la fragilité des fresques et des décors. En revanche, vous pourrez visiter librement la cuisine au sous-sol, et les jardins.

En 1968, le château de Fléchères et son parc ont servi de décors au film Le Diable par la queue de Philippe de Broca.  Plusieurs témoignages sont présent dans le château, notamment des affiches du film.

Comment s’y rendre

  • Localisation : à  Fareins (01480), à 12km de Trévoux, 40km de Macon, 6km de Villefranche sur Saône, 30km de Lyon
  • Tel : +33 (0)4 74 67 86 59
  • Fax : +33 (0)4 74 67 86 59

Ouverture :

  • Samedi, dimanche et jours fériés du 1er avril au 11 novembre de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 17 h 30 (dernière visite)
  • Tous les jours du 1er juillet au 31 août de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h (dernière visite)

historique

En 1606, Jean de Sève, seigneur de Froment et de Villette, acquiert la seigneurie de Fléchères. Sur ces terres, était présente une  maison forte qui défendait un gué sur la Saône.

Il se lance dans des travaux impressionnants qui permettent dédifier le château en une seule champagne de travaux de 1610 à 1616.

En 1632-1633, à la demande de Mathieu de Sève, fils de Jean, le peintre lucquois Pietro Ricci (1606-1675) réalise un ensemble complet de fresques que l’on retrouve dans une dixaine de salles. Les scènes représentent divers thèmes et notamment  des scènes de chasse, des personnages en costumes de fête, des éléments d’architecture, des épisodes de la mythologie. Plusieurs épisodes de l’histoire lyonnaise y sont également représentés.

Par chance sous la Révolution française, le château n’a pas été dévasté. Mais en 1793, un incendie endommage les toitures des communs et fait disparaître une partie du mobilier et des archives.

En 1820, un parc paysager y est aménagé. Ce sera le dernier chantier du château. Le château restera la prioriété de la même famille jusqu’en 1968. Son nouveau promoteur le laisse plus ou moins à l’abandon. Le Château de Fléchère subit de nombreux vols dans les 1980-82 : une partie du parquet y est dérobé. Alerté par des amoureux du site, le ministère de la Culture alerte son propriétaire face à la menace qui pèse sur l’édifice. Faute d’amélioration de la situation, le ministère de la Culture déclenche une procédure dite du « classement d’office » qui survient dans des cas exceptionnels, le 23 septembre 1983.

Fin 1997, le château change de propriétaires. Marc Simonet-Lenglart et Pierre-Albert Almendros, propriétaires du [[Château de Cormatin]] deviennent les nouveaux promoteurs du site. Il engagent immédiatement de très importants travaux de restauration, prévus durer sur cinq ans (1998-2004). En 1998, les fresques de Pietro Ricci sont découvertes sous des enduits. En 1999, une subvention de 700.000 francs est allouée pour la restauration de la salle de la Comédie et de 800.000 francs pour la réfection des toits à l’impériale des pavillons d’angle.

En 2006, de nouveaux projets de restauration étaient encore à l’ordre du jour. Le temple protestant au dernier étage allait être à son tour restauré pour une ouverture au publics dans les années qui suivent.

architecture

Généralités

L’édifice reprend un plan de type médiéval. Avec quatre tours carrées et de larges fossés, il est un château d’une rare ampleur dans cette région de la [[Bourgogne]]. Le château tire sa spécificité de l’édit de Nantes en effet (1598) qui décrit les modalités du culte protestant en France. Seules, les seigneuries de haute justice pouvaient dispenser ce culte.
Jean de Sève est un calviniste convaincu et va bénéficier de ce privilège. Il installe dans cette l’imposant corps de logis un temple protestant à son dernier étage (non visitable en 2006).

Entrée

L’entrée s’effectue au bout d’une allée arborée par un pont levis et un premier bâtiment. S’ouvre alors une large cour et cette façade impressionnante.

De l’extérieur, seules trois lucarnes permettent d’identifier des codes architecturaux inhabituels. Un jardin à la française prenait place derrière l’édifice. Les propriétaires actuels du château prévoient de lui redonner vie et est en cours de réhabilitation.

L’intérieur, les restaurations effectuées par les nouveaux propriétaires depuis 1998, Marc Simonet-Lenglart et Pierre-Albert Almendros,  rendent tout l’éclat à ce château. Le travail exceptionnel qu’ils avaient effectué à Cormatin se retrouve ici encore. Le mobilier, les parquets, les plafonds à la française sont parfaitement préservés.

A noter, la présence dans la chambre dite « des Travaux d’Hercule », d’une fresque illustrant le combat du héros mythologique contre l’hydre de Lerne. Sous cette allégorie se cache le combat des chrétiens contre leurs péchés.

photographies

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