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Fort de Bois l’Abbé

Sujets de l'article : epinal

Situé au Nord-Ouest d’Epinal, le fort de Bois l’Abbé est un ouvrage défensif Seré-de-Rivière faisant partie de la place forte d’Epinal.Il s’agit d’un ouvrage de seconde génération qui profite d’une protection intégrale de la circulation pour les servant des batteries. Construit en pierre locale, il fut ensuite recouvert de terre.

Entretenu et restauré par l’association ARFUPE qui s’occupe également du Fort d’Uxegney, il reste cependant très rarement ouvert à la visite. On peut y accéder facilement par la D166A puis la rue des Forts. Un petit train touristique le relie au Fort d’Uxegney. Il est classé au titre des Monuments historique depuis le 29 avril 2002.

La construction du Fort

Par décret d’utilité publique du

Initialement appelé « Bois l’Abbé » en rapport au lieu dit, le ministre de la guerre Georges Boulangers décide par décrte de renommer tous les ouvrages militaires du nom d’ancien chefs militaires. Il se voit affublé du nom de « Józef Antoni Poniatowski », prince polonais héro de la bataille de Leipzig. Théophile Ferron, successeur de boulanger abrogera ce décret le 13 octobre 1887 et le fort retrouvera alors son nom original.

Alors même que le fort est terminé il est déjà obsolète. La crise de l’obus torpille de 1885, lui fera perdre son importance stratégique. Contrairement à d’autres fort de la place d’Epinal il ne sera jamais modernisé en profondeur.

Entre 1890 et 1900, le fort est relié à la voie de chemin de fer de 60cm qui dessert les fort. Elle pénettre dans l’ouvrage. Les plateformes de tir son rehaussées en 1908 pour pouvoir y installer des pièces de campagne et se sont finalement quatre projecteurs qui dès 1910 éclairent les fossés la nuit.

En 1911, un projet de renforcement avait été prévu mais n’a finalement pas été réalisé. En 1915, les terrasses seront équipées de quatre cuves de canons antiaériens. Après la première guerre mondiale, le fort est utilisé comme dépôt de munition. Pendant l’occupation allemande, il sera utilisé au même usage par l’occupant et de se fait ne sera pas ferraillé. L’après guerre sera plus destructrice. Lorsque l’armée française quitte les lieu en 1960, l’ouvrage passera dans la sphère privée et subira de nombreuses dégradations. La reprise en main en 1995 par l’association ARFUPE a permis de redonner au fort toutes ses couleurs.

Architecture du fort

La structure du fort est relativement peu complexe. Construit suivant les principe Seré de Rivières, il reprend un dessin trapézoïdal. Deux ailes et une caponnières couvrent le fossé. L’entrée s’ouvre au milieu du mur sud avec un décalage vers l’ouest. L’accès s’effectue par un pont à bascule juste devant la port blindée d’entrée, une solution rarement utilisée en France. On aboutit dans une petite cour qui dessert l’ensemble des casernements : sept sur la droite de l’entrée reliées entre elles par une galerie d’escarpe, une rareté avant  la crise de l’obus torpille. A gauche quatre autre casemate utilisées comme ateliers s’alignent et sont prolongée par la caponnière sud-ouest.

Source site officiel de Bois l’Abbé

En remontant depuis l’entrée, le magasin à poudre précède les chambrées à l’ouest. Le magasin pouvait contenir jusqu’à 30 tonnes de poudre. Dans l’alignement de la caponnière double (nord-ouest, on retrouve les magasins d’approvisionnement, le puits et la citerne. Sa cuisine située au nord dispose encore de son fourneau de cuisson. Le fort est conçu pour abriter une garnison d’environ 230 hommes.

L’accès aux différentes salles est intégralement protégée ce qui constitue une rareté avant la crise de l’obus torpille. Sur la plateforme à l’est on retrouve des abris traverse permettant d’alimenter les plateformes de tir.

L’armement du fort restait allez limité avec quatre canon de 120mm et deux de 90mm. Mais son rôle était de compléter le fort d’Uxegney situé à proximité et de lui déboucher l’axe vers Domèvre-sur-Avière et ma forêt de Souche.

Bibliographie

  • Site officiel du Fort : https://fort-uxegney.pagesperso-orange.fr
  • Fort de Bois l’Abbé sur Fortif Séré : http://www.fortiffsere.fr/epinalgauche/index_fichiers/Page3317.htm

 

 

 

 

 

 

 

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Auteur de l’article : La rédaction

1 commentaire sur “Fort de Bois l’Abbé

    […] A peine ces fortifications établies, l’artillerie fait un grand pas et l’apparition de l’obus-torpille bouleverse totalement les principes de défense établis. Les forts jusqu’en 1885 sont construits en grande partie en maçonnerie (brique et/ou pierres) et surmontés de terre sur une épaisseur d’au moins 3 mètres. L’artillerie n’est alors pas protégée et est installée à l’air libre sur des plateformes de tir. Les 15 forts sont au moment de la crise de l’obus-torpille d’un coup dépassés. En 1886, des directives ministérielles donnent une première ébauche des évolutions à prévoir dans les forts pour les adapter à ces nouveaux projectiles. Mais tous ne le seront pas, à l’image du Fort de Bois l’Abbé. […]

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