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Fort d’Uxegney

Sujets de l'article : epinal

Composante de la Place Forte d’Epinal, le Fort d’Uxegney est une ouvrage Séré de Rivières qui est parvenu jusqu’à nous sans avoir connu le moindre dommage pendant les deux dernières guerres mondiales. Il fut modernisé avant la Première Guerre Mondiale. L’Association pour la Restauration du Fort d’Uxegney et de la Place d’Epinal a contribué à sa restauration et assure aujourd’hui son animation.

Les fortifications construites aux frontières de la France à partir de 1874 jusqu’à 1914 sont largement méconnues. Si les ouvrages construits sous Vauban puis ensuite sous Napoléon ont été largement popularisés, les ouvrages Séré de Rivières constituent le chainon manquant entre l’ouvrage de pierre et l’architecture bétonnée des lignes Maginot, Siegfried ou du Mur de l’Atlantique.

L’annexion de l’Alsace et de la Lorraine après la défaite de 1870 a conduit la France à revoir ses lignes de défense et à construire de nouveaux ouvrages derrière une frontière redessinée.

La place Forte d’Epinal est situé sur un point haut d’une altitude de 379m et a pour rôle de contrôler trois axes majeurs, le canal de l’Est qui enjambe la Moselle au pont-Canal de Golbey,la voie ferrée qui relie Epinal à Nancy et enfin la voie routière entre Epinal et Mirecourt.

Le premier fort (1884)

Le premier plan du fort dessine un pentagone. L’ouvrage est construit en deux ans et comprend des casernements, des magasins et des abris. L’ensemble est maçonné en pierre. Le remblai des fossés est utilisé pour construire un terre plein au dessus des construction. Le fort comprend alors plusieurs plateformes recevant des canons à ciel ouvert. On compte alors une dizaine de canons.

La crise de l’obus torpille a rendu obsolète nombre de fortifications maçonnées. Dès 1893, le fort est donc renforcé par des coulages de béton dit « spécial » sur les maillons les plus sensibles : magasin à poudre, citernes, certains casernements et l’entrée du fort.

 

Seconde phase (1910)

Le fort a été en grande partie transformée un peu avant la première guerre mondiale. Les travaux débutent en 1910 et vont doter la forteresse d’une armement au dernier cri. Quatre tourelles à éclipse sont installées, sur l’une d’entre elle avec le fameux canon de 155mm. Les autres reçoivent, l’une des canons de 75mm et les autres des mitrailleuses. Le fort est équipé d’observatoires sous cloches blindées. Les blocs de défenses sont reliés par un tunnel bétonné et l’autonomie électrique du fort est renforcée avec une centrale électrique de secours.

Tourelle à éclipse

L’autre amélioration concernant la couverture des intervalles avec les forts situés à proximité.  Deux casemates « de bourges » qui préfigurent un peu le style de casemates Maginot, reçoivent, elles deux canons de 75mm.

Même s’il n’entrera pas directement dans les conflits, il sera régulièrement occupé et utilisé. Les allemands l’investiront sans en détruire le moindre équipement, un miracle, quand la majorité des forts français ont été ferraillés.

Après guerre, l’armée française s’en sert comme dépôt de stockage puis l’abandonnera dans les années 60. En 1989, l’Association pour la Restauration du Fort d’Uxegney est crée pour prendre en charge la préservation du fort et de celui de Bois-l’Abbé avec l’objectif de le restaurer dans son état de 1914.

Le fort est ouvert à la visite une partie de l’année et des manifestations sont organisées. Le petit train des forts, reprenant le principe de la ligne d’origine, relie le fort avec celui de Bois l’Abbé.

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Auteur de l’article : La rédaction

1 commentaire sur “Fort d’Uxegney

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