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Abbaye Royale Notre-Dame de Lieu-Dieu

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L’abbaye Royale Notre-Dame de Lieu-Dieu qui se situe en dehors des circuits touristiques de Vendée. Fondée par Richard Cœur de Lion en 1197, elle dépendait des chanoines de l’ordre des Prémontrés. Elle connu tout au long de son histoire de nombreux heurts et tomba en ruines au début du XVIIIe après un dernier pillage. Il faudra attendre 2012 et le rachat de l’Abbaye par de nouveaux propriétaires pour que des travaux de restauration soient entrepris.

Partis sur la route de la plage de la Mine depuis Jard-sur-Mer vous croiserez sur votre chemin l’Abbaye de Lieu-Dieu. Située en retrait à proximité des marais, l’Abbaye a conservé un corps principal riche en décors. Des visites sont organisées qui permettent de découvrir le bâtiment principal et les annexes en l’état de la restauration actuelle.

Lorsque  Richard Cœur de Lion  fonde l’abbaye il ignore qu’elle sera à plusieurs reprises dévastées. Pendant deux siècles d’opulence, marquée par la visite du futur pape Clément V, l’abbaye va se développer et s’enrichir. Mais quand en 1372 elle est incendiée, elle permet au roi Charles V de la reprendre aux anglais, cet événement marque le début d’une succession de destructions. Les années 1484 et 1568 marquent de nouvelles attaques. En 1484, le titre d’abbé est revendiqué par Jean de la Tremoille. En représailles d’un premier refus, les hommes de Tremoille pillent l’abbaye. Il récupérera le titre  d’« Abbé commandataire » à la mort de René de La Tremblaye.

Le 31 mars 1568, les calvinistes envahissent l’abbaye. L’abbaye se trouve à la fin du XVIe en grande partie en ruines.

Pendant près d’un demi-siècle, les moines vont travailler à sa reconstruction. A peine relevée, son annexion est demandée au collège de l’ordre établi à Paris par l’abbé général de Prémontré en 1667, mais qui ne sera effective qu’après plus d’un demi-siècle de procès. Le 17 août 1720 l’affaire est entendue. A peine saisie, le général des Prémontrés fait piller l’abbaye de tous ses trésors, mobiliers, matériel liturgique, tableaux, argenterie, boiseries et même les vitres et  les gonds des portes. Le butin lui rapporte 10.000 livres. Dans un second temps, il fait enlever le pavage, les cloches, horloges, orges et la toiture des chapelles et des communs. On retire même certains piliers de la nef. L’abbaye est réduite à quelques pans de murs.

Elle est transformée en exploitation en agricole en 1733 avant d’être vendue comme bien national à la révolution (. Partagée en 6 lots, elle est acquise par un négociant des Sables-d-Olonnes qui va récupérer les derniers matériaux (pierre de taille principalement) et les vendre à des entrepreneurs du bâtiment. La légende dit qu’on retrouverai dans le quartier du Remblai aux Sables-d’Olonnes des maisons construites avec ces pierres.

L’abbaye reste un peu oubliée et devra attendre janvier 2012 et son rachat par les propriétaires actuels, la famille du Peloux pour être à nouveau valorisée. Depuis 2013, il est possible de visiter l’abbaye.

 

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Auteur de l’article : La rédaction

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