Centrale Thémis

Position : 42° 30 4" N 1° 58 28" E

 

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Thèmes : Patrimoine industriel | Pyrénées-Orientales --- Pages de l'article: 1 2

 

Avec plus de 200 miroirs plans mobiles (héliostats) orientés vers le sommet d’une tour en béton de 101 mètres de haut voilà ce qui se présente en premier lieu au visiteur. Le site est remarquable à quelques kilomètres de Font-Romeu et du Four Solaire d’Odeillo. La crise pétrolière de 1974 avait déclenché une prise conscience avant tout économique de la France qui avait lancé en collaboration avec EDF et le CNRS un grand projet de production d’électricité avec de l’énergie solaire.

GPS : POI Languedoc-Roussillon -

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Mais à cette époque on ne parle pas de solaire photovoltaïque. La Centrale Thémis met en oeuvre un principe proche de celui qui est utilisé par les capteurs solaires thermiques de nos habitations. Les miroirs concentrent les rayons du soleil vers la tour où circule un fluide caloporteur. Ce dernier transfère l’énergie à de l’eau qui en s’échauffant produit de la valeur alimentant une turbine. Le principe de production de l’électricité reste donc le même que dans une centrale nucléaire, seule la source d’énergie initiale différant.

Historique

Le principe est une chose. L’exploitation de la centrale fut plus chaotique. En effet, elle fut émaillée de nombreuses interruptions en raison de problèmes techniques et fut condamné sur l’autel de la rentabilité en 1986 après un bilan mitigé. Enfin, c’est ce que les « politiques » avaient estimé à cette époque, le pétrole étant revenu à ses plus bas cours.

Si EDF jette l’éponge, la centrale change d’affectation et ce sont les astrophysiciens qui jusqu’en 2004 investissent mes lieux. Les héliostats sont alors remplacés par des détecteurs de rayons cosmiques.

Le dérèglement climatique et la canicule de 2003 font un réel électrochoc et les projets de production d’électricité « propre » refont surface. Et d’autant plus le prix du pétrole s’envole en 2006.

Les installations qui sont globalement dans un bon état doivent être remises au goût du jour. Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales qui est propriétaire de la centrale décide d’installer sur la moitié des héliostats des cellules photovoltaïques. Le reste du parc est voué au projet Pégase et la recherche sur les hautes températures et les très hauts rendements. Mais cette partie ne rentrera en fonctionnement qu’en 2010 avec l’installation d’un nouveau récepteur pouvant travailler à des températures variant entre 500 et 1000°. Aujourd’hui ce sont donc de nouveaux défis qui sont à relevés avec ce projet. Car tout reste à inventer.

Le Projet Pégase

Le projet va se dérouler en plusieurs étapes. La première consiste à une remise en état du site. Ensuite une phase transitoire combinera l’utilisation du solei et du fuel dans la tour pour produire une quantité raisonable n’électricite notamment pendant les périodes les plus froides. La phase suivante débutera vers 2009 par l’installation d’un turbine de 1,6 MW et du recepteur thermique. L’ensemble de la réalisation couvre un budget d’environ 6 millions d’euros.

Les Grandes dates

  • de 1975 à 1979 : phase de conception avec les équipes du CNRS et d’EDF
  • de 1979 à 1983 : la construction de la centrale sous la direction d’EDF (REAM)
  • de juin 1983 à septembre 1986 : première phase d’exploitation par le Groupe Régional de Production Thermique (GRPT) Méditérranée.
  •  en 2007 : Le projet « Production d’électricité par turbine à gaz et énergie solaire » (Pégase), piloté par le laboratoire « Procédés, matériaux et énergie solaire » (Promes) du CNRS à Odeillo, relance l’exploitation de la centrale

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