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Château de Girsberg

Sujets de l'article : Chateau fort

Le Château du Gisberg est l’un des trois châteaux fort de la commune de Ribeauvillé. Situé à 528m d’altitude il faut face au Château de Saint-Ulrich situé à la même altitude. Anciennement, il était appelé château du Petit-Ribeaupierre. Depuis le château, un large panorama s’ouvre sur la route des vins et les vignobles d’Alsace.

Le circuit des trois châteaux permet de relier les trois châteaux de Ribeauvillé depuis la Place de la République et le passage Jeannette. En suivant les fortifications de la ville puis les vignobles entourant le village, on gravit au bout de 45 minutes à 1h le sentier qui mène aux deux premiers châteaux (Girsberg et Saint-Ulrich). Ces dernières sont reliés par un chemin horizontal de quelques centaines de mètres. Le circuit complet demande 2h30 à 3h de marche.

Depuis le donjon du Château de Saint-Ulrich on peut apprécier l’éperon vertigineux qui protège le Château du Girsberg de la vallée et qui devait lui assurer une protection naturelle mais pas moins efficace.

Le Château de la Roche (Stein) est édifié par les sires de Ribeaupierre dans la première partie du XIIIe siècle. Endommagé par la foudre en 1288, il est en partie reconstruit. En 1304, leur château est inféodé aux chevaliers de Girsberg, leurs vassaux. Cette situation perdure jusqu’à un 1422.

Jean de Girsberg, comte de Lupfen, meurt dans une attaque du fort. Dernier de la lignée, sa mort provoque un retour des  Ribeaupierre au château. Mais il ne s’agit pas de leur demeure de prédilection. Ils l’abandonnent au XVIIe siècle.

Architecture.

La château a connu différentes étapes de construction comme l’attestent les vestiges actuels. Il est construit  à la fois en granit et en gré. Il comprend un donjon , une tour semi-circulaire, un logis et des bâtiments annexes. Le donjon date du XIIIe siècle et adopte une forme pentagonale. A l’intérieur, l’organisation des pièces s’effectue suivant un plan carré. Contre le donjon en retrouve le logis composé de deux bâtiment, dont le premier suit le tracé du rocher et adopte une forme irrégulière. Le logis et la basse-court sont ultérieurs et date du XIVe siècle.

Abandonné très tôt, il était en 1850 en piteux état comme l’atteste des gravures, dont celle de Jacques Rothmuller (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10200492b.item). Au début du XXe siècle subsistait les murs et la porte d’entrée de la basse cour, totalement disparus aujourd’hui.

L’édifice, bien qu’en ruines profite d’un classement au titre des monuments historiques depuis octobre 1841, puis d’une seconde inscription en février 1930

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Auteur de l’article : admin

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