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Dunes aménagées de la pointe du Veillon

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Jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’estuaire du Payré est largement ouvert sur l’océan Atlantique. Son envasement régulier perturbe la navigation et le commerce du sel, du Vin et de la pêche (pêcheries et ostréiculture). A partir de 1896, il fut décidé d’ériger un cordon dunaire pour y remédier.

Plage du Veillon vue depuis la pointe du Payré

Déjà au Moyen-Age, l’estuaire du Payré s’envase régulièrement. La vase qui remonte de la Charente et le sable qui descend de la Loire s’accumulent au bout du Payré. Mais c’est aussi l’action de l’homme qui en est responsable avec une déforestation massive contribuant au ravinement des sols. Les sédiments se sont retrouvés en quantité dans l’estuaire du Payré qui fut ainsi régulièrement obstrué.

Au XVIIe siècle, le chenal est difficilement praticable à la marée basse. On parle d’une profondeur réduite à deux mètres qui obligent les gros navires à mouiller dans l’estuaire et à être déchargés par des gabares.

En 1800, une escadre de 60 navires se retrouvera en partie échouée dans l’estuaire alors qu’ils tentent de fuir un navire de guerre anglais. Les digues qui canalisent le Payré n’étant pas entretenues, l’ensablement est inévitable.

Carte de 1866 avec la mention du chenal de navigation

Largement ouvert sur la mer, l’estuaire subit des mouvements de sables et d’alluvions et en 1896, les autorités comprennent qu’il est indispensable d’intervenir sur le trait de côte pour y remédier. L’Office des Forêts se voit confier la dure tâche de créer un cordon dunaire à l’entrée de l’estuaire pour protéger les bateaux et favoriser le creusement du chenal. Un enrochement naturel, visible pour la carte de 1866, servira d’appui à ces nouvelles dunes.

Le travail des « forestiers » se concrétisa et une dune dont la longueur attendra 800m barra l’estuaire ne laissant qu’un chenal avec une chasse suffisante pour rester navigable. L’entretien par la pose de végétation et de branchage permit de lutter efficacement contre l’érosion du vent. Mais les fortes tempêtes, depuis 1999, ont rogné année après année ce cordon de dune ne laissant plus qu’un banc de sable fragile et recouvert à la marée haute. Les attaques de 2016 conduisirent même à l’obstruction de l’estuaire.

La plage du Veillon est l’une des plus belles plages du Talmondais mais reste particulièrement fragile. L’estuaire est régulièrement attaqué et les activités ostréicole ont dû être en grande partie stoppées. La mer qui rentre en profondeur dans l’estuaire perturbe durablement les écosystèmes et la géographie des terres qui l’entourent.

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Auteur de l’article : Denis

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