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Fontaine Saint-Divy et la légende de Maen an Diaoul

Située à Telgruc-sur-Mer, cette fontaine miraculeuse est unique en son genre en Bretagne. Composée d’un sarcophage ou les patients pouvait s’installer, elle est souvent associée à une légende de la Presqu’île de Crozon.

La fontaine

Erigée en 1577, cette fontaine miraculeuse est renommée pour ses vertus curatives des reins malades. Elle était jusqu’au XIXe siècle surplombée de dolmens qui atteste de l’occupation d’un site religieux dès l’antiquité.

Les soins étaient délivrés le jour du pardon. Le patient s’allongeait dans le sarcophage et priait Saint-Divy pour qu’il les soulage. La légende soutient cependant que le sarcophage n’aurait rien de chrétien et aurait été découvert près de la pierre du Diable (Maen an Diaoul). Cette pratique reste cependant à démontrer jusqu’au XIXe siècle puisque selon certaines sources le sarcophage n’aurait été installé  entre 1843 et 1908. Il reste pour autant relativement ancien sa datation s’échelonnant entre le VIIIe et le XIVe siècle.

La fontaine restait un haut lieu du bourg. Source d’eau potable, elle fournissait de l’eau au lavoir qui était construit à côté. Jusqu’au XIXe siècle, la fontaine était présente dans un environnement vierge de toute construction au milieu d’une prairie. La configuration actuelle est plus bucolique avec un banc ombragé.

On y accède depuis le bourg en prenant la rue Saint Divy. Elle se situe après 450m à une intersection sur la droite.

La légende

La légende de Maen an Diaoul raconte qu’un jour l’Abbé de Landevennec fit un pari avec le diable en échange de l’âme des hommes vivant sur les terres de l’Abbaye. La Diable n’ayant pu déplacer la pierre promise jusqu’au bout  l’abandonna dans la lande près de Telgruc.

extrait du panneau d’information devant la fontaine :

Le jour ou l’Abbé de Landevennec se leva avec l’idée de parier avec le diable, ce dernier aurait dû rester couché ! Mais l’affaire était alléchante, l’Abbé lui concédait toutes les âmes des hommes vivants sur les terres de l’abbaye à condition de charrier une pierre située à 5 kilomètres et de la jeter dans la baie de Douarnenez. Le diable, particulièrement énorme, se saisit de la pierre et arriva au Ménez Caon. La beauté du paysage le surpris… Il posa la pierre pour méditer un peu…

(C’était un diable sur la voie de la rédemption).

Quand il voulut repartir, la pierre était si lourde qu’il ne put la bouger… dans son sac à dos, il prit sa cuillère et sa fourchette pour creuser autour, il essaya même avec les mains toutes crochues et ses cornes toutes pointues… sans résultat ! La pierre est toujours là, isolée sur la lande et elle garde les empreintes laissées par le diable… Est-elle gardienne d’anciens rites sacrés, tels ceux de Beltaine qui se fêtent, aujourd’hui encore à Telgruc.

 

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Auteur de l’article : admin