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Presqu’île de Crozon

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La presqu’île de Crozon est située entre la rade de Brest et la baie de Douarnenez dans le département du Finistère. Elle fait partie du Parc naturel régional d’Armorique et en partie du Parc naturel marin d’Iroise. Ce territoire présente des paysages variés, entre plages, falaises et espaces champêtres.

Elle tire son nom, de la ville la plus importante de son territoire, Crozon qui se situe quasiment a équidistance de ses limites géographiques. Elle est symbolisée par son extrémité en forme de croix caractéristique. Entourée au Nord, à l’Ouest et au Sud par la mer, elle se termine à l’Est par le Menez Hom, extrémité ouest de la chaîne des Montagnes Noires.

Les paysages bretons sont connus pour leurs variétés et leurs couleurs. La presqu’île de Crozon propose une très grande richesses de paysages et de structures géologiques. Riche en patrimoine, la presqu’île est marquées par plusieurs siècles d’implantation militaire, conséquence de sa position stratégique en avant de la rade de Brest et de la baie de Douarnenez. Ces positions se retrouvent principalement sur les côtes et au nord de la presqu’île. A l’Est, la vallée de l’Aulne et celle de l’Aber de Crozon affirment le caractère naturel et préservé de la presqu’île.

Sites naturels et premières implantations humaines

La presqu’île de Crozon profite d’une forme d’insularité pour déployer un environnement naturel remarquable et dans l’ensemble très bien préservé. De Landevennec et la Pointe des Espagnols la vue sur la rade de Brest offre des panoramas intéressant sur l’Arsenal de la ville et les différentes défenses construites sur l’autre rive, sur les phares du Portzic ou du Petit-Minou. De la Pointe des Espagnols au Cap de la Chèvre, on retrouve une côte découpée de falaises et de formations géologiques se jetant dans la mer. C’est sur cette portion qu’on retrouve le plus grand nombre de forts construits à partir du XVIIe siècle et de batteries composant le Mur de l’Atlantique. Les Forts de Cornouaillesdes Capucins ou de la Fraternité, la Batterie de Kerborn ou du Cap de la Chèvre sont quelques uns de ces témoignages de l’histoire militaire de la presqu’île. A partie du Cap de la Chèvre et jusqu »à Telgruc, la côte alterne entre stations balnéaires, falaises et plages.

Dès le paléolithique les hommes se sont implantés sur ces terres. On peut retrouver de nombreux témoignages mégalithiques, comme à Telgruc sur Mer, à Camaret (alignements mégalithiques de Lagatjar). Nombreux furent cependant détruit lors des occupations ultérieures.

L’éperon barré de Lostmarc’h est la première installation militaire qui préfigure des installations médiévales comme le retranchement féodal de Rozan au bord de l’Aber de Crozon.

Camp retranché à partir du XVIIIe siècle puis pendant la seconde guerre mondiale

A partir du XVIIe siècle, Vauban, puis Napoléon développement les défenses de côte. La construction des lignes de Quelern et les fortifications le long de la rade de Brest font d’une partie de la presqu’île un véritable camp retranché. Les tours modèle 1811 et tours modèle 1846, préfigurent la standardisation des lignes de défense au XXe siècle et notamment lors de la construction par les allemands du mur de l’atlantique.

A l’heure du repli allemand en septembre 1944, l’armée allemande commandée par le général allemand Ramcke concentre ses forces dans la presqu’île en provenance de Brest. Le 15 août l’état major jusqu’ici à Brest arrive au port du Fret (aujourd’hui une ligne de bâteau relie tour le Fret au port de Brest) puis s’installe à Morgat. Le pont de Terenez est détruit au nord de la presqu’île pour couper les accès depuis Brest. En août les forces allemandes sont acculées et doivent se replier à l’ouest de la presqu’île face à l’armée américaine qui grignote kilomètre après kilomètre. Le général Ramcke installe son quartier général au Fort des Capucins. A partir du 2 septembre d’intenses bombardements ont lieu sur tous les forts de la presqu’île, autour de Roscanvel et de Camaret. Le commandant de la forteresse de Brest, Van der Mosel se réfugie dans la presqu’île de Crozon le 15 septembre et doit se replier le 17 septembre dans l’ultime bastion, la presqu’île de Roscanvel entre la pointe des Espagnols le fort des Capucins. Le général Ramcke se rend le 19 septembre 1944 mettant fin à l’occupation allemande autour de Brest.

Patrimoine civil et religieux

Si la richesse du patrimoine militaire est indéniable, avec de nombreux forts, casemates et mémoriaux, la presqu’île témoigne d’une patrimoine civil et religieux très riche.

La chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour située à proximité de la tour Vauban de Camaret, la chapelle de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, l’enclos paroissial d’Argol, les églises de Telgruc-sur-Mer, de Landevennec en sont quelques exemples intéressants. La patrimoine civil se retrouve dans les nombreux ouvrages industriels (comme le four à Chaux de Rozan), des vestiges maritimes (cales du Fret ou de Camaret), fontaines (Telgruc, Saint-Nic) ou moulins (Luzeoc à Telgruc)

Tourisme dans un environnement naturel

La Bretagne est une région particulièrement touristique. La presqu’île de Crozon a su préserver, malgré tout, une forme d’intimité, en particulier grâce à une accessibilité limitée à de nombreux sites. C’est un spot de randonnée pédestre ou cycliste intéressant.

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Auteur de l’article : admin