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Tour de Vidalos

Sujets de l'article : Château

Sur la route qui mène de Lourdes à Argelès-Gazost, perchée sur une colline, la Tour de Vidalos ne laisse pas indifférent le voyageur. Elle interroge. Sur son éperon rocheux, cette tour de 18 mètres de haut et le dernier vestige d’un petit château construit en 1175 pour verrouiller la vallée et la protéger des incursions des aragonais, basques ou navarrais venu piller ces terres.

Présentation

Sur la gauche de la route entre  Lourdes à Argelès-Gazost, la tour démontre immédiatement son intérêt stratégique. La vue sur le Gave de Pau et sur l’ensemble de vallée est panoramique permettent d’imaginer les possibilités défensives et de guet. Sa construction est robuste avec des murs de plus d’1m50 d’épaisseur.

La Tour comprend trois niveaux. l’actuel rez-de-chaussée ne comprenait aucune ouverture. Il ne comportait pas au moment de sa construction de porte d’accès. Ce premier niveau était un cul de basse-fosse pouvant servir de magasin ou d’oubliette. L’entrée s’effectuait par une porte située à 6 mètres de haut. Chacun des deux étages comprend une pièce relativement exigue comportant des archères comme seules ouvertures.

Contrairement à l’actuelle reconstruction en terrasse, la toiture originale était interne à double pente. Les écoulements d’eau s’effectuait à l’origine par des ouvertures traversant les murs.

Il ne subsiste aucune trace de l’enceinte d’origine qui entourait la motte sur laquelle est présente la tour. On estime qu’elle pouvait être réalisée en bois. En 1997, lors des travaux de restauration, une enceinte a été reconstruite. Mais rien ne permet vraiment indiquer qu’elle retranscrit la construction d’origine.

Visiter la Tour

Un escalier métallique permet d’atteindre la plate-forme supérieure de la tour par un escalier métallique. Depuis son sommet, le panorama permet d’admirer une large vue sur la vallée. Malheureusement les aménagement qui ont été réalisés pour rendre la tour accessible ont un peu dénaturé l’aspect architectural du site.

Histoire

Histoire

1175. Le comte de Bigorre Centulle III (dit Centot), construit un château fort pour défendre la vallée des incursions incessantes des pillards aragonais, basques ou navarrais.

XIIIe siècle. Pétronille (Peyrona), comtesse de Bigorre rachète le château. Elle procède à de nombreux travaux de consolidation. Ses héritiers,  son petit-fils Esquivat de Chabanais développa l’agriculture sur ses terres grâce à des avantages fiscaux cédés aux paysans.

1981. La tour s’écroule et restera en l’état près de dix ans. Une association de sauvegarde du lieu contribue à sa reconstruction entre 1992 et 1997. Le travail effectué est sujet à caution. Une porte d’entrée a été percée à la base de la tour alors que l’accès s’effectuait  à 6 mètres de haut. La toiture n’a pas été restituée non plus à l’identique.  L’enceinte a également été restituée en 1997.

 

Bibliographie

Les archives secrètes de Lourdes , Jean Omnès, éditions Privé, 2008, p. 278

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Auteur de l’article : admin

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