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Fort de Lanveoc

Sujets de l'article : Fort , Vauban

Dans une rade de Brest, très protégée, le fort de Lanvéoc fait figure d’exception. Construit tardivement sur une ancienne motte castrale, ce fort n’aura jamais d’utilité et se réduit à un rôle carcéral. Toujours propriété de la défense,  il est utilisé par la GESMA (Groupe d´études sous-marines de l´Atlantique). Ce site historique doit revenir à terme à la commune de Lanvéoc pour être valorisé.

Surplombant la rade de Brest, l’implantation militaire à la pointe de Lanvéoc avait été demandée par Vauban lors de son inspection de la rade. Déjà au Moyen-age un château fort des comtes de Crozon profitait de ce promontoire naturel pour contrôler ce territoire.  Ce ne sont finalement que des ouvrages sommaires et temporaires qui sont établis à la pointe au lieu de la batterie lourde qui était espérée.

En 1770, l’ingénieur Dajot conçoit une projet de construction pour fortifier l’île Longue, Lanvéoc et Plougastel. Il prévoit d’y construire des forts qui en croisant le tir protègent l’entrée de l’Aulne, l’anse de Landévennec et la passe entre l’île ronde et Lanvéoc. Le projet adopté, le fort de Lanveoc est construit entre 1774 et 1776.

A peine un siècle après sa construction, son intérêt stratégique a été réduit à néant et sa modernisation en 1878 n’y changera pas grand chose. La porte principale sera retouchée tout comme les murs de fortification en gradin jusqu’à la falaise. Une batterie lourde y est installée qui ne sera jamais utilisée. Elle est composée de 4 canons 24C modèle 1870 et 6 canons de 90C mm desservis par une petite garnison.

Comme d’autres forts français, il va être réduit à un rôle logistique et va être transformé en prison pendant la première guerre mondiale. Ce camp d’internement de « luxe »pour des prisonniers fortunés  de l’Empire Allemand qui se trouvaient en France au moment de la déclaration de guerre, permet de garder une monnaie d’échange dans le cas où des français subiraient le même sort en Allemagne. Les prisonniers doivent s’acquitter de leur gite et de leur couvert.

Le camp est dirigé par des hommes de faible rang, un chef de dépôt Gustave Vernoux et un sous-chef dont la fonction initiale. Ils sont assistés de quelques gardiens. De nombreux prisonniers seront encore présents à la fin de la guerre, 88 Allemands, 18 Autrichiens et 40 Hongrois. Pour partie, tous ces prisonniers proviennent de bateaux arraisonnés dans les eaux territoriales et contrôlés et qui ont fait l’objet d’une véritable traque.

Non renforcé par les allemands, le fort fera l’objet de bombardements en 1944. Abrite actuellement le GESMA (Groupe d´études sous-marines de l´Atlantique).

 

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Auteur de l’article : La rédaction

1 commentaire sur “Fort de Lanveoc

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