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Phare de Richard

Sujets de l'article : Médoc , Phare

L’histoire du phare de Richard, situé sur la commune Jau-et-Dignac remonte à celle d’un amer utilisé par les pêcheurs constitué d’un haut peuplier. Cet arbre permettait au XVIIe de signaler des hauts fonds et éviter aux navires l’échouage. Face à une augmentation du traffic il fut décidé de construire un feu de signalement au même endroit.

Le phare de Richard est un lieu de promenade apprécié et qui offre grâce au point de vue du phare une belle vue panoramique sur l’estuaire. Dans son parc une maquette rappelle la feu construit par Eiffel qui constituait le seconde génération du phare.

Histoire

Suite à une demande formulée au préfet de la Gironde, la Direction de la navigation autorisa l’installation d’un feu le 21 août 1827. Son installation est achevée au printemps 1831. Mais très rapidement les marins se plaignent de son manque d’efficacité en particulier face au déplacement régulier de la passe.

La construction d’un phare construit en maçonnerie fut donc décidé. Un premier terrain est acquis en 1844 pour 2100m2 et l’occupation sera étendue à une surface bien supérieure. L’entreprise qui fut désignée le 22 juillet 1843 termina les travaux en juin 1846.

En 1846, l’ancienne balise fut déplacée à à proximité des vestiges de la Forteresse de Castillon (Tour de castillon) et s’accompagna de la mise en place de balises sur ponton flottant à Saint-Seurin de Cadourne, à By et à Talais.

Dès le départ le phare est gardienné et propose un logement sur place qui offre beaucoup d’autonomie. Les gardiens vont y développer un potager et une basse-cour pour leur alimentation et vont développer une forme d’auto suffisance.

Mais en 1854, des voix s’élèvent pour signaler l’insuffisance de ce phare en raison de sa faible hauteur. La Chambre de commerce de Bordeaux porte cette réclamation auprès du Préfet de la Gironde qui va autoriser la construction d’une nouveau phare. Le projet démarre en 1869 mais va être ajourné en 1870 par la guerre. Ce n’est que le 24 janvier 1871 que les crédits sont débloqués. C’est Eiffel qui en dessine les plan et les Forges et Ateliers de la Méditerranée vont le réaliser.

La tour comporte un feu rouge fixe de 3e ordre portant à 26km. Il sera modifié en 1898 en feu blanc fixe avec un secteur rouge éclairé par un éclairage à pétrole supplémentaire puis amélioré en décembre 1901 avec une lampe à incandescence. En 1929, le phare est déclassé en 4e ordre.

Le dernier gardien quitte le phare en 1954 et coïncide avec le déclassement du phare qui en raison de la modification des alignements entre les feux de la Gironde depuis 1945 se revèle n’avoir plus vraiment d’utilité. Dans un premier temps le port autonome de Bordeaux envisage de réutiliser le site pour y installer un radar de surveillance de l’estuaire mais la manoeuvre s’annonce très couteuse et de se concrétisera pas.

Après adjudication, un ferrailleur emporte le marché de la démolition de la tour métallique qui est détruite le 17 janvier 1956. Le 5 mars 1957, le reste du domaine fut mis aux enchères par les Domaines et fut acheté par une société parisienne qui le laissera à l’abandon.

Socle du Feu Eiffel qui subsiste

A partir de 1984, un projet de réhabilitation voit le jour. Après de nombreuses injonctions du propriétaire la commune de Jau-et-Dignac parviendra à racheter les lieux en 1987. Le pahre fut remis en état entre 1990 et 1992 avec la création du musée sur plus d’1/3 de la surface d’habitation du gardien.

Aujourd’hui le site a été totalement réaménagé avec la reconstruction des digues et l’aménagement d’un espace de loisir.

Architecture

Premier phare

Le premier phare, encore présent aujourd’hui, reprend la forme d’une tour cylindrique de 18m de haut, dont le diamètre part de 3m à la base jusqu’à 2m60 en son sommet. Des fenêtres son percées pour éclairer l’escalier à vis de 60 marches. Une plateforme d’un diamètre de 3m40 couronne le sommet et supporte la lanterne.

La tour prend place au milieu du logement du gardien qui sera amélioré au fil du temps. Au départ il comprenait un espace de 100m2 auquel furent ajoutés avant 1935 environ 230m2.

Second phare

Constitués de cylindres de 2m80 de haut et de deux mètres de diamètres boulonnés les uns sur les autres, elle est assurée au sol par trois arcs boutant rejoignant le fut au niveau de la plateforme de la lanterne. La plateforme était constituée d’une passerelle à garde-corps de 4m de diamètre.

L’ouvrage faisait 58 tonnes et 31m65 de hauteur.

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Auteur de l’article : La rédaction

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