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Château Lamothe-Cissac

Sujets de l'article : vin

Le site de Lamothe (ou Lamotte) est occupé depuis la préhistoire par les hommes. De nombreux vestiges des périodes successives y ont été découverts. Au Moyen-Age, un château fort est érigé. Détruit au XIXe siècle, il faut attendre 1964 pour que le domaine viticole s’y développe.

La famille Fabre, propriétaire du domaine, raconte avec plaisir les fondements historiques de la terre de Lamothe. On retrouve notamment dans les nombreuses publications de la Société Archéologique de Bordeaux ou de différents historiens régionaux, les traces de cette histoire passée. On peut noter un premier ouvrage majeur de près de 35000 ans sous la forme d’un Tumulus d’un diamètre de 25m situé à environ une quarantaine de mettre des bâtiments de l’exploitation. Cet ouvrage fut signalé dans un acte de 1676. On y trouve aussi  un Dolmen de 2m50 de haut présentant des restes funéraires en son centre (deux squelettes humains et têtes d’animaux). Cette terre fut habitée depuis la préhistoire, un atelier de taille de silex ayant été découvert puis successivement pendant la période gallo-romaine. Deux haches furent découvertes sur le site du Tumulus, comme le précise

Pendant l’antiquité, on peut y identifier une propriété viticole comprenant une villa romaine (sur un périmètre de 27m sur 14m). De nombreux fragments de poterie et des pièces romaines y ont été découverts. Sans que cela soit démontré avec certitude, cette occupation semble préfigurer la création d’un premier domaine viticole. Une agrafe émaillée y sera découverte (1)

Si le Château du Breuil est la plus grande forteresse au Moyen-Age sur l’actuelle commune de Cissac, on y dénombre d’autres  maison forte ou châteaux forts comme sur les terres de Lamothe. Avec ses dépendances il occupera jusqu’au XIXe siècle l’emplacement du château actuel. Pour la petite histoire, on découvrira dans les oubliettes du château de Lamothe le squelette d’un soldat de grande taille avec une épée, et les restes d’une armure. Pour autant, le peu de témoignages concernant cette possession semble attester qu’elle était de faible importance et que son rayonnement sur Cissac était négligeable. L’abbé Baurein, dans « les variétés bordeloises », n’engage que peu de description, lui qui a pourtant assuré les offices dans cette paroisse.

Découvrir le « Circuit des Châteaux Fort de Cissac-Médoc »

Nombre de ces découvertes furent faites par l’intermédiaire du propriétaire Mr Elbauve, ce dernier cherchant à expliquer la stérilité d’une partie de ses terres (villa gallo-romaine) ou à installer une glacière (tumulus et oubliettes).

Le vignoble

S’il est probable que les romains aient perçu l’intérêt de cette terre pour la culture de la vigne, il semblerait qu’entre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle, un domaine viticole produisait déjà du vin.

Mais, le développement du domaine semble coïncider avec l’incendie du vieux chateau à la fin du XIXe siècle et la construction de la bâtisse actuelle, de style néo-renaissance, en 1903. Le propriétaire, un négociant bordelais, joue la propriété au casino de Biarritz et la perd. Dès lors se succèderont plusieurs propriétaires qui ne parviendront qu’à faire péricliter le domaine. Monsieur d’Elbauve en serait l’un des architectes étant pris de la lubie d’y rechercher un trésor.

Il faut attendre l’arrivée de Gabriel Fabre et de ses héritiers pour refaire partir l’activité viticole (1964). Les vignes sont replantées dès avril 1967. La famille Fabre rachète successivement le Chanteau Landat, ancienne possession de l’Abbaye de Vertheuil (1976) puis le domaine de La Tonnelle (1982).

Aujourd’hui, le domaine profite de nouvelles infrastructures pour la vinification installées en 1996 et 1999.

Bibliographie

(1) Etudes paléolithiques sur l’age du Bronze, IV Examen et résumé des collections de l’âge du Bronze en Gironde, par Dr Ernest Berchon, Société Archéologique de Bordeaux, 1891

(2) Une station préhistorique et une habitation Gallo-Romaine au Château Lamotte, près CISSAC, par Dr Ernest Berchon, Société Archéologique de Bordeaux, 1891

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Auteur de l’article : admin