Saline Royale d’Arc-et-Senans

Position : 47° 1 59" N 5° 46 39" E

 

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Thèmes : Doubs | Patrimoine industriel

 

La Saline Royale se situe à 35km de Besançon et de Dôle. C’est l’un des rares témoignages de l’architecture industrielle du XVIIIe siècle. Cette manufacture fut conçue par le célèbre architecte Claude-Nicolas Ledoux. Elle est classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1982.

Position : 47°01’59.3″N 5°46’39.2″E (POI Franche-Comté)

Présentation

Au XVIIIe siècle, le sel est une denrée importante utilisée pour la conservation des aliments et notamment de  la viande et du poisson. Un impôt était prélevé sur son commerce. Historiquement, la Franche-Comté était riche en gisements de sel. Son exploitation s’effectue par montée en ébullition d’eau chauffée à l’aide de bois.

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Mais son exploitation demande beaucoup de bois et le combustible commençait à se faire rare à proximité des principaux puits d’extraction. Pour des raisons techniques, Salins ne pouvait être équipé d’un équipe de graduation en raison de la topographie de Salins les bains.

 

Histoire
Le le 20 septembre 1771, Claude-Nicolas Ledoux est nommé par Louis XV « Commissaire aux salines de Lorraine et de Franche-Comté ». En 1773, appuyé par Mme du Barry, il est nommé en tant que membre de l’Académie royale d’architecture. Il porte désormais le titre d’Architecte du Roi. La construction de la saline royale d’Arc-et-Senans lui est confiée.

Le 29 avril 1773, la décision est prise de construire une saline par un arrêt du Conseil. Une commission technique de la ferme générale du roi choisit le lieu en fonction de plusieurs critères. Le site d’Arc et de Senans répond la ma majorité des critères.

  • la proximité avec une forêt, celle de la forêt royale de Chaux
  • la proximité avec une alimentation en eau, la Loue
  • situation géographique propice aux échanges commerciaux

Les objectifs sont de produire près de 60.000 quintaux de sel par an.

Claude-Nicolas Ledoux propose un premier projet de Saline au roi Louis XV en avril 1774 au roi Louis XV. Il est refusé par la « Manutention générale des Salines », société d’entrepreneurs crée pour son exploitation (accordée sur 24 ans). Le projet définitif est validé par Louis XV le 27 avril 1774. L’entrepreneur Jean-Roux Monclar bénéficie alors du financement pour la construction et l’exploitation de la manufacture.

Si on ne conserve que peut de détail de sa construction dans les archives nationales, les terrains sont acheté vers la fin 1774. La première pierre fut posée le 15 avril 1775 lors d’une cérémonie solennelle.

Le gros œuvre et les fondations sont terminées en 1778 et les premiers tests de production de sel sont effectué durant  l’automne 1778. L’ensemble des travaux seront finalement terminés en 1779, année du début de l’exploitation de la saline.

Après des travaux de terrassement permettant l’aménagement des routes accédant à la Saline, le compte d’exploitation mentionnait déjà une dépense double à celle prévue initialement.

Le Saumoduc alimentant la Salines est amélioré en 1788. Les conduits en bois sont remplacés par des conduits en fonte.
Pour autant, la saline ne serait jamais vraiment rentable, faute de rendement satisfaisants. La saline ferme en [[1895]].

Tombant en ruines, la Saline subit un incendie suite à la foudre en 1918 qui dévaste la maison du directeur et la chapelle. En 1920, le bâtiment de graduation est finalement détruit.

Les bâtiments doivent leur sauvegarde aux Beaux-Arts qui demandent en 1923 que le pavillon central et le portail d’entrée soient classés Monument Historique. Le 30 novembre 1926 c’est chose faite.

La société des Salines de l’Est, propriétaire de la saline, n’y est pas favorable et en réponse, le 29 avril 1926, dynamite une partie des bâtiments et une partie du parc. Le 10 juin [[1927]], la Saline devient la propriété du département du Doubs. Sa restauration débute en 1930.

En 1938, un camp de réfugiés espagnols (républicains) est installée dans la Saline. En octobre 1939,  une batterie de DCA est installée dans la cour et des troupes du génie logent dans les bâtiments. Durant l’invasion Allemande, elle est occupée à partir de juin 1940. La saline sera la théatre d’un triste épisode de l’histoire. On y organise un Centre de Rassemblement des tziganes et nomades de la région entre mai 1941 à septembre 1943.

Le 20 février 1940, la saline et son mur d’enceinte sont classés dans leur intégralité aux monuments historiques. Mais face au péril qui gagne, l’opinion publique est sensibilisée.

Depuis 1973, la saline royale, Institut Claude-Nicolas Ledoux, est membre du réseau européen des centres culturels de rencontre. En 1982, la saline est inscrite dans la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco.


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