Regions > Bretagne > Finistère > Fort des Capucins

Fort des Capucins

Installé sur l’îlot des Capucins à l’entrée du Goulet de Brest, le Fort des Capucin contrôle  la baie de Camaret grâce à sa vision panoramique du Fort de Bertheaume à la Pointe du Grand Gouin. Cet ouvrage est considéré comme démesuré par rapport à sa position et son rôle.

L’îlot doit son nom de la forme du premier ressemblant la forme d’un moine en prière. Son occupation militaire a été envisagée par Vauban qui n’a jamais pu mettre en place tout son dispositif. Selon les archives, des batteries hautes aurait été construite autour de 1694/95. Il n’en reste aucun vestige. Elles devaient être complétées par une batterie basse et des casernements derrière une enceinte.

Les plans sont réalisés par ingénieur Traverse et sont validés par Vauban le 24 janvier 1696. Il est prévu que le Fort des Capucins croise son feu avec le Fort du Minou, de l’autre côté du Goulet. Mais il n’y aura pas de suite avant le XIXe siècle.

Batterie Basse

Le projet de Vauban est mis en oeuvre entre 1847 et 1849. Les casernements sont réalisés en schiste et en granite et sont parfaitement intégrés à la topographie de l’ilot. On y ajoute un pont en 1859. Le Fort est doté d’une batterie de gros calibre qui est décommissionnée en 1870. Elle est remplacée par des batteries de mortiers. Le Fort sera plusieurs fois adapté aux évolutions de l’artillerie et subit des modifications importantes entre 1880 et 1890. En effet en 1888, il est équipé d’une batterie de rupture sous roc construite au ras de l’eau, comportant deux canons de 47 tonnes, comme au Fort de Cornouailles. Un escalier creusé dans le roc permet d’y accéder. Un magasin à poudre complète les nouveaux aménagements.

Les fortifications du goulet de Brest évoluent en parallèle et autour de 1892, le Fort des Capucins est équipé d’un projecteur dont on voit encore les rails. Une usine électrique permet de l’alimenter.

En 1917, le Fort perd ses deux canons de rupture qui sont envoyés sur le front de l’Est.

Batteries hautes

Le complexe des Capucins est doté d’une batterie haute construite en 1885 situé à la pointe. Sur le plateau est visible depuis la route, on retrouve une autre batterie comprenant un magasin à poudre. Ce dernier a été construit entre 1890 et 1892 sous une épaisseur de 6m minimum de roc. Il permettait d’alimenter l’ensemble des ouvrages et magasins. Un puits avec monte-charge et une voie ferrée étroite favorisait le déplacement des munitions.

Seconde guerre mondiale

Le Fort va jouer un rôle dérisoire au sein du mur de l’Atlantique. Il est d’ailleurs l’un des rares à ne pas avoir été renforcé par les forces allemandes. Il restera dans les mémoires comme le dernier refuge du général Ramcke, commandant de Brest. Réfugié dans le magasin sous roc, il sera pris le 19 septembre 1944.

Le Fort Aujourd’hui

Particulièrement éprouvé par des bombardements à la fin de la seconde guerre mondiale, Le Fort est en grande partie en ruine. Propriété jusqu’ici du Ministère de la Défense, il est désormais dans le périmètre du Conservatoire du Littoral. On accède au fort depuis la D355. Des zones de stationnement en bordure de route permettent d’y faire une halte.

L’accès au Fort reste officiellement interdit pour des raisons de sécurité, les accès et le pont n’étant pas sécurisés. Les vestiges ne sont pas stabilisés. Les visiteurs y accèdent sous leur propre responsabilité.

On peut découvrir le fort à pied en suivant le chemin côtier et faire le Tour de la Pointe des Espagnols.

 

 

 

 

Suivez nous et appréciez nos sujets :

Auteur de l’article : admin