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Collégiale Saint-Georges (Saint-Paulien)

Construite avec un appareil constitué de roches volcaniques, comme le Château de la Rochalembert à proximité, la Collégiale Saint-Georges est un ouvrage dont l’origine remonte au XIe siècle. Sa construction s’échelonne jusqu’au XIIIe siècle. Elle sera fortifiée ultérieurement.

Présentation

Située au centre de Saint-Paulien, elle laisse transparaitre une succession de construction mais dans une grande homogénéité. Seul le clocher dénote un peu avec une flèche datant du XIXe siècle. La collégiale a la particularité d’avoir utilisé des bloc en réemploi dont l’origine est antique. Des inscriptions sont visibles dans le contrefort nord entre les deux travées de la nef et dans le mur ouest du croisillon nord.

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A proximité les dimanches d’été, on retrouve un marché des producteurs. La visite de la Collégiale est possible par l’intermédiaire de l’Office de Tourisme de Saint Paulien situé en face de de la Collégiale.

Historique

Construite à partir du XIe siècle, la Collégiale reçoit un transept construit avec un appareil de moellons irréguliers. La partie nord du croisillon a été reconstruite au XIXe siècle.

Au XIIe siècle, le chevet et les autres murs sont élevés. On retrouve là une construction dans le pur style auvergnat. Quatre chapelles projetées à l’extérieur du choeur sont aussi rajoutées.

Les travaux se poursuivent au XIIIe siècle mais les architectes prennent conscience du décalage entre la nef et le choeur qui les empêche de construire une voute classique. A cette époque est également construite une tour soutenue par des piliers massifs de 3m50 d’épaisseur. Ces modifications architecturales s’inscriront dans une tradition qu’on retrouve au Languedoc, d’édifices à nef unique couverte d’un berceau.

Les aménagements suivants seront à vocation militaire. L’équivalent de créneaux, des mâchicoulis en bois et des tours de défense seront construits entre le XIVe et le XVIe siècle.

Le clocher est restauré en 1685 sous la forme d’un toit à quatre pans. En 1837, il est reconstruit sous la forme d’une flèche dans un style bien éloignée de celui de la collégiale.

L’église est classée monument historique en 1840. Elle fait partie de la première liste publiée qui comptait 1034 monuments.

Architecture et photographies

Le transept est construit à partir du XIe siècle avec un appareil de moellons irréguliers. On y retrouve au moins une baie étroite dont l’arc est consrtuit d’un seul tenant. Sur la partie nord reconstruite au XIXe siècle, seule l’appareil a été reproduit.

Du croisillon nord au croisillon sud en passant par le choeur, les constructeurs poursuivent l’élévation des murs qui rejoignent la nef d’une façon élégantes en jouant sur la présence des contreforts qui masquent les raccords. Avec un peu d’attention, on peut, en tournant autour du choeur, déceler ces jointures.

Le choeur est complété par quatre chapelles qui sont projetées en dehors du choeur. On peut noter la décoration noir et blanc des arcs des fenêtres visibles à l’intérieur et à l’extérieur. A l’extérieur au dessus des arcs on retrouve des décorations à l’aide de motifs réguliers.

A l’opposé on distingue trois sections limitées par des contreforts. Trois baies à mi-hauteur sont complétées par une baie élevée qui ajoute de la lumière dans la nef. Cette disposition indique qu’il était bien prévu que la collégiale comporte trois nefs.

Mais la divergence des axes de la nef et du chœur empêchent de réaliser la croisée du transept. La voute doit donc faire l’objet d’une construction différente. La nef unique comprend de fait que deux travées mais dans des proportions plus élevées. La voute en berceau brisée d’une diamètre de 16m la surmonte. La choeur est recouvert d’une voûte en cul de four soutenu par un jeu d’arcades. La tour contemporaine est supportée par des piliers de taille colossale dont l’épaisseur est de 3m50.

Au siècle suivant, débuteront des aménagements voués à la fortification de l’édifice. Ainsi, au dessous le la port ouest on retrouve encore le mâchicoulis et dans les murs de la nef les restes du chemin de ronde aménagé entre la voute et le toit. Sur les retours d’angle des hourds en bois avaient été aménagés. Au XVIe siècle, le chevet sera fortifié grâce à deux tour élevées  sur les absidioles romanes. Elles seront démantelées au XXe siècle et le toit du chevet rabaissé.

A l’intérieur, si l’austérité est de mise, on notera la présence d’une autel déplacer ici en 1970 et donc l’origine serait antique. On y aurait enfermé les ossements de Saint Paulien. Connue sous le nom de « pierre à bœufs », elle aurait pu être un autel pour des sacrifices paiens.

Photographies

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Auteur de l’article : La rédaction

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