Site archéologique de Brion

Position : 45° 16 45" N -0° 50 29" W

 

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Thèmes : Maison Forte | Médoc | Monuments antiques --- Pages de l'article: 1 2 3 4 5 6

 

Situé à Saint-Germain-d’Esteuil, le site archéologique de Brion est un ensemble de vestiges datant d’avant le VIIIe siècle avant J-C., de la période romaine et présentant des traces d’occupation plus récente (maison forte du Moyen Age). Associé depuis le XIXe siècle à Noviomagus, ce site est aujourd’hui peu valorisé faute d’argent pour en assurer le développement.

Présentation

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Ce site semble avoir été oublié pendant plusieurs siècles. il en est fait mention dans l’histoire moderne une première fois par l’abbé Baurein, dans ses « Variétés bordelaises » (1784). Dès cette époque, on va l’associer à la mythique cité de Noviomagus, rapportée par Ptolémée dans sa « Géographie » (130). Le site de Brion mériterait une meilleure mise en valeur tant l’étendue des vestiges est importante. Aujourd’hui une grande partie du site a été recouvert pour préserver les vestiges les plus anciens.

Il est possible de découvrir le site au travers d’une randonnée autour de Saint-Germain-d’Esteuil : Boucle de Saint-Germain d’Esteuil (Site Archéologique de Brion)

Histoire

Le Ville de Brion est signalée en 1784 par l’Abbé Baurein qui rapidement va l’associée à une occupation romaine. Dès lors les sommités locales vont visiter le site au cours du XIXe siècle. Leo Drouyn est le premier a décrire le site de façon très détaillée  et en déduit en 1853 qu’il s’agit de la mythique cité de Noviomagus, qui était disparue corps et bien dans la mer pour certains. Un peu plus tard en 1890, Camille Julian va confirmer cette hypothèse ajoutant qu’il s’agissait des « ruines les plus importantes du Médoc ».

Le site tombe dans l’oubli avant d’être « redécouvert » en 1966 par Messieurs Charles Galy-Aché et Jean Chevrier aidés par Messieurs Gauthier et Anus. Les vestiges d’un théatre gallo-romain du Haut-empire sont identifiés. D’autres fouilles sont entreprises en 1976 par M. Cathérineau qui y effectue des sondages. On découvre alors qu’un hâbital pré-romain est présent sur le site.

Si les fouilles furent jusqu’ici d’ampleur très réduite, entre 1985 et 1990, un chantier école est mis en place grâce de M. Garmy, directeur des Antiquités Historiques. En collaboration avec l’Université de Bordeaux III et les associations archéologiques locales, le chantier permettra de faire en grand pas dans la connaissance de ce site.

Architecture et situation

Les relevés effectués dès le XVIIIe siècle attestent de l’importance du site même si aujourd’hui il est fort peu connu en dehors du Médoc.

Les vestiges identifiés sont :

  • une maison fort de réoccupation médiévale du théatre
  • d’habitats et de bâtiment public,
  • ainsi que d’un temple de tradition celtique ou fanum.

Le théatre.

Le site de Brion est sous estimé. En effet c’est le seul en Gironde présentant un théâtre gallo-romain datant du premier siècle. Les dernières excavations ont permis de décrire de façon précise son architecture même si à ce jour il n’a toujours pas été totalement fouillé. Une maçonnerie régulière est constatée sur le site. Le théâtre se découpe en trois ensembles :

  • un hémicycle composé de quatre anneaux concentriques recevant les gradins. Cette cavéa avait un diamètre de 52m90.
  • un aire semi-circulaire (orchestra) qui utilise pour le sol l’affleurement calcaire
  • la scène et le mur de scène
L'hémicycle

L’hémicycle

L’accès s’effectuait par neuf entrées.

La Maison forte

La Maison forte date de 1340. A cette époque, Arnaud de Bourg est mis au ban de la société suite à ses diverses exactions. Il est exilé sur ces terres qui sont à cette époque isolées au milieu des marais. Il fait édifier un ensemble castral avec les pierres du théatre. La tour et le corps de logis sont entourés par une enceinte construit en partie en pierre.

La tour est disposée au centre de l’ensemble et est dessinée sur un plan carré de 10m de côté. Elle était construite sur au moins un étage. Il ne reste aujourd’hui que des élévations de 2 à 3m tout au plus.

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Le corps de logis construit un peu plus loin comportait quatre pièces et une galerie. Les murs de ceinture étaient élaborés en partie de monticules de terre et de murailles antiques réemployées.

Bibliographie et photographies

Photographies

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Bibliographie

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  2. [...] et ce n’est un secret pour personne. Comme Noviomagus en Gironde, associé au site Archéologique de Brion, tant qu’il n’y aura pas des campagnes de fouilles importantes sur les sites qui sont [...]

  3. [...] Cet ouvrage d’une cinquantaine de page, n’est pas un roman fleuve et contribue à mettre noir sur blanc le niveau de connaissance de l’époque sur l’histoire antique de Bordeaux. Dans cet ouvrage il évoque aussi d’autres sites de la Guyenne dont le site de Noviomagus, qu’il situe alors près de Soulac (on sait aujourd’hui qu’il est plus que probable que cette cité se situe à Saint-Germain d’Esteuil). [...]

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